| |
En ce moment vous coutez :
Pour pouvoir discuter ici, vous devez avoir un compte et tre identifi.
-
FlyingSushi 07h29
pendant Embrasse-moi
Non merci Anne.
-
Oxalotte 07h13
pendant Autant aimer
La journée sera chaude, idéal pour ne rien faire et écouter B&M à l'ombre le lait fraise à la main
-
Clickelnet 10h50
pendant The producer tittle (chanson censurée)
Bonjour mes gins, bonjour tertous !
Excellent jeudi fait-rien de l'Appel à Tarte caniculaire. Ch'est du tout bon, cha.
-
Kongsbreen 03h38
pendant Taxi de nuit
Un grand plaisir de retrouver ce titre de Guy Marchand.
-
FlyingSushi 22h55
pendant Mon café russe
Un bien joli pavé ma foi.
-
Trocol Harum 22h46
pendant Demain, il sera trop tard
La véritable histoire de la pelle du 18 juin.
Si la pelle du 18 juin faite par un certain De Gaulle, Charles un placier qui travaillait au restaurant de l'Etoile à Paris, est entré dans l'histoire, le nom de sa partenaire est resté ignoré du grand public. Mais ce n'était qu'un début, car la vraie, l'unique pelle historique est celle du 14 juin 1942, même si quelques années plus tard, en 1976, certains illuminés tenteront d'en reprendre le mégot.
Son origine remonte à la guerre de Quatorze, la Grande ou la Der des Ders, lorsqu'un certain Gérard, que l'on surnommait Lenorman, sans D, allez savoir pourquoi, fut appelé sous les drapeaux.
Le brave Gérard, un peu benêt, enrhumé chronique et complètement myope, se retrouva sur le front du côté, non de chez Swann, mais plus à l'Est vers Verdun.
Au retour d'une énième tentative de percement des lignes ennemies, Gérard perdit de vue ses camarades et il erra de tranchées en tranchées jusqu'à ce que, d'épuisement, il s'endorme. Un beau jour ou peut-être une nuit, près d'une flaque de boue, il s'était endormi, quand soudain, semblant crever le ciel, et venant de nulle part, surgit un éléphant rose. Il faut dire qu'avant l'assaut, Gérard et ses copains avaient passé quelques heures dans un cabaret où deux célébrités alors quasi inconnues, Lama et Delon, servaient à boire aux soldats qui remontaient vers le front.
Gérard ouvrit les yeux et s'aperçut que l'abus d'absinthe avait colorié l'éléphant volant en rose alors qu'il était tout simplement vert-de-gris. Comme quoi l'alcool vous fait croire des choses quand même, un éléphant volant rose ! Tout le monde sait bien qu'ils sont vert-de-gris. Lentement, les ailes déployées, lentement, il le vit tournoyer. Près de lui, dans un bruissement d'ailes, comme tombé du ciel, l'éléphant vint se poser. De sa grosse patte, il a touché sa joue, dans sa main, il a glissé son cou.
Gérard se rendit alors compte qu'il tenait dans ses bras une imposante dame blonde, ce qui n'avait rien d'étonnant en soi, car il se trouvait sur le chemin des Dames. Cette matrone, c'était Gretel, une cantinière allemande, que tout le monde, enfin du côté allemand, surnommait la Grosse Bertha. Comme elle souffrait de flatulences chroniques, les officiers allemands la plaçaient, lorsque le vent soufflait vers les positions françaises à la limite de celles-ci. Très respectée, car elle était la première arme chimique, elle se sentait toutefois bien seule.
Le couple nouvellement formé s'étendit sur les pelisses mélangées, bleu, garance et vert-de-gris. Gretel parla de son enfance, de son père bucheron, des promenades dans la forêt avec son frère Hansel, de la maison en pain d'épice et de la vielle femme qui mangea son frère. Gérard lui raconta la Normandie, les vaches rousses, blanches et noires sur lesquelles tombe la pluie, et les cerisiers blancs made in Normandie. Une mare avec des canards, des pommiers dans la prairie et le bon cidre doux made in Normandie, les œufs made in Normandie, les bœufs made in Normandie, un p'tit village plein d'amis. Et puis les filles aux joues rouges qui donnent aux hommes de là-bas, qui donnent aux hommes de l'amour, l'amour made in Normandie.
Mais l'aube approchait, Gretel ne voulait plus quitter Gérard, mais comment faire, ils étaient comme un petit poisson, un petit oiseau. Ils s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre quand sur le chemin des Dames, l'une est Allemande et l'autre Français.
Gretel eu une idée, elle déshabilla rapidement un soldat allemand dont le cadavre pourrissait dans le coin, en vêtit Gérard et lui dit, qu'il s'appellerait Hans et que désormais il devrait répondre simplement Jawohl dès qu'un officier l'appellerait. Elle remit notre nouvel Hans, anciennement Gérard, du bon côté, enfin de son nouveau bon côté, et regagna sa position. Ils devaient se retrouver au même endroit au milieu de la nuit prochaine.
La journée se passa bien pour notre nouvel Hans mais le soir arrivant un drame se préparait dans le brouillard qui peu à peu recouvrait les tranchées.
A l'heure de l'apéro, les soldats français avaient inventé un nouveau jeu. Ils se mettaient en position de tir face aux tranchées allemandes. L'un d'eux criait alors Hans. Cela ne manquait jamais, du côté allemand, une tête se levait dans la brume criant Jawohl et un Français tirait. Le gagnant remporte alors un quignon de pain moisi. Et ce soir-là, lorsque l'ancien Gérard entendit crier Hans, fidèle aux consignes données par Gretel, il se leva et cria Jawohl. Quelques instants plus tard, un soldat, jeune, bouche ouverte, tête nue, et la nuque baignant dans la pourriture de la tranchée, dormait, il était étendu dans la boue. Il dormait sous la lune, la main sur sa poitrine, tranquille. Il avait un trou rouge au milieu du front.
Inconsolable, Gretel, la grosse Berta, fût rapatriée en Allemagne. Elle ignorait encore qu'elle ramenait un polichinelle dans l'tiroir, une brioche dans le four quoi.
Un bébé naquit à Leidenstadt auquel Gretel, dont le nom de famille était Stange, donna le prénom de Charles.
Les années passèrent…
Charles, passionné de pêche à la ligne, était devenu un homme de bonne taille au point que ses copains le surnommaient, Doppelt Stange, pour souligner à la fois sa passion et sa grande taille. Charles qui, en souvenir de son père, qu'il n'avait pas connu, avait appris le français et qui ne rêvait que de revoir sa Normandie, préférait qu'on l'appelle Charles Double Gaulle.
Les années passèrent encore….
Charles, en l'honneur de son père soldat, s'engageât dans la Wehrmacht. Il se rêvait cuirassier chevauchant un grand cheval noir et chargeant dans l'aube blanche d'un petit matin, sa cuirasse étincelant sous les premiers rayons du soleil et le sabre brandi à bout de bras fracassant les cranes ennemis. Las, il se retrouva au guidon d'une Zündapp avec, dans le side-car à son côté, son copain Hans (Hans était toujours un prénom très répandu dans l'armée allemande) qui veillait sur le fusil-mitrailleur.
Et puis ce fut la guerre, l'attente longue, fastidieuse, et soudain, le Blitzkrieg. A toute allure, la traversée des Ardennes, puis celle du Nord-Est et l'arrivée à Paris. Charles Double Gaulle et son camarade Hans ne rencontrèrent même aucun soldat français, tous partis rapidement. Tout au plus, Hans pu s'amuser à tirer quelques balles sur des civils apeurés qui s'enfuyaient devant l'armée allemande mais s'étaient fait rattraper sur la route par la patrouille tout aussi allemande.
Au loin de l'autre côté de la Manche, un 18 juin, un presque homonyme, lança un appel, mais Charles Double Gaulle, au guidon de sa moto, le vent sifflant dans ses oreilles, ne l'entendit pas.
Et ce furent les années heureuses de l'occupation, n'oublions pas que Charles était allemand. Et qu'il était né en 15 à Leidenstadt, sur les ruines d'un champ de bataille. Était-il meilleur ou pire que ces gens, puisqu'il était allemand ? Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance, nourri de rêves de revanche, a-t-il été de ces improbables consciences, larmes au milieu d'un torrent ? Ben non, lui qui avait rêvé de chevauchées fantastiques dans les steppes de Russie ou, avec Rommel, dans le désert de Lybie, il occupait Charenton. Sa seule consolation, lors de ses perms, taquiner le goujon sur les bords de Seine.
Les années passèrent, encore et encore … (C'est fou ce qu'elles passent les années !)
Et cette pelle alors ? Elle arrive, elle arrive.
Et arriva l'été 42, Charles s'ennuyait ferme en ce beau mois de juin. Alors qu'il revenait de la pêche et marchait dans Charenton, un beau matin, une belle jeune fille rousse lui tomba dans les bras au détour d'un coin de rue. Un homme la poursuivait, que Charles mit rapidement en déroute. Il vit en s'enfuyant que l'homme portait un blouson avec floqué sur le dos l'inscription « GESTA » et en dessous « piste ». Il s'agissait d'un mauvais garçon nommé Lacombe, Lucien, qui travaillait comme garçon de piste au cirque GESTA installé sur la pelouse de Reuilly, ses copains le surnommant Lucien le Gestapiste comme son blouson. La jeune femme, qui se nommait, France, Aimée, Victoire, Désirée Horn, expliqua qu'elle travaillait comme caissière dans le même cirque que Lucien. On l'appelait d'ailleurs le Grand Cirque car il était dirigé par Pierre Clostermann, un ancien aviateur. Lucien la poursuivait de ses avances, soupçonnant qu'elle fût un peu juive et eu dû porter l'étoile jaune.
France craignait que Lucien ne revienne avec sa bande, enfin son copain Renaud car Pierrot avait eu les deux jambes écrasées dans un accident de moto, Riton avait pris une balle dans le buffet et un autre, dont on a oublié le nom, pourrissait à la santé pour avoir craché sur un greffier. Charles émerveillé par la longue chevelure de feu de France, proposa de la raccompagner.
France l'entraîna en courant le long des ruelles de Charenton, et prit un raccourci en traversant l'usine abandonnée des Beaux Bretzels de Charenton, la BBC. Ils arrivèrent dans l'ancien bureau du chef d'équipe, avec un pupitre au-dessus duquel un micro, qui servait à transmettre les ordres à l'atelier, pendait du plafond. France heurta l'écritoire, et tomba dans les bras de Charles. Comme dans un autre temps, une autre guerre entre Gérard et Gretel, ce fut le coup de foudre entre France et Charles.
Un long baiser les unis, en ce 18 juin, sous le vieux micro de la BBC. Ce fut la pelle du 18 juin. La vraie, la seule, l'unique. La grande galoche, le monstrueux patin, un suçage de caillou comme jamais vu, un roulage de calot d'anthologie.
Quelques années plus tard, un certain Robert Doisneau, voulu immortaliser la scène et il revint sur les lieux avec deux acteurs, mais l'éclairage n'étant pas bon, il se transporta à l'air libre et la fameuse photo qui devait se nommer « La pelle sous le micro de la BBC » fut renommée « Le baiser de l'Hôtel de Ville ».
Que devinrent Charles Double Gaulle et France, Aimée, Victoire, Désirée Horn ? Leurs destins furent tragiques.
Le 16 juillet 1942 au matin, Lucien le gestapiste, se rendit chez France pour se saisir de son corps. Elle parvint à s'enfuir par les caves et à sauter dans un taxi. Elle demanda au chauffeur de la conduire rapidement chez sa tante, qui habitait dans le XVème, et au domicile de laquelle elle comptait se cacher. Arrivé rue Nélaton, le chauffeur fut surpris par un tas inhabituel de bus qui déversaient des passagers devant le Vel d'Hiv à cette heure incongrue. Il freina, le véhicule se déporta et heurta le mur du Vel d'Hiv, son gazogène s'embrasant instantanément. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la toute dernière trace de France.
Quant à Charles, désespéré, il demanda une affectation au front. Il fut envoyé en Libye, en Italie, puis au fur et à mesure des défaites, mais à son grand bonheur, affecté en Normandie où il arriva en chantant où il arriva en parodiant une chanson de Frédéric Berat, « J'ai fait le désert de Libye, dans une jolie voiture blindée, et sous le ciel de l'Italie, j'ai visité tous les musées, mais en traversant ces patries, je me disais, aucun séjour n'est plus beau que la Normandie. C'est un pays où je reviens toujours, c'est un beau rêve qui me hante, et qui hantait mon père aussi (mon cher monsieur). Dans cette campagne charmante, je voudrais avoir un logis, un vieux blockhaus pour la famille que j'aurais eu avec France. » Plus tard, un groupe de chanteurs reprendra à la fois la chanson et pour, ne plus avoir de Problèmes, utilisera aussi le nom des Charlots. Un hommage à Charles ?
En mai 1940, Charles fut affecté dans un blockhaus, à la pointe du Hoc où il passa quelques jours tranquilles, se remettant même à la pêche. Un matin de juin, alors qu'il partait avec ses deux gaules, il sortit en croisant à la ferme voisine Julien qui préparait le troupeau, dans la cuisine, Marie-Martine qui venait d'allumer les fourneaux et la vieille Louise qui était assise, elle, réchauffait ses pauvres mains.
Quand soudain se tournant vers la mer, il aperçut dans l'aube sale (dans les récits allemands, l'aube du 6 juin est toujours sale, alors que dans les récits américains, elle est radieuse), au loin, les Américains. Ils sont tombés du ciel, comme s'ils avaient des ailes. Ils apportaient un air de liberté. Ils venaient de Virginie, d'Oklahoma, du Tennessee, le jour le plus long les attendait ici.
Charles, abandonnant ses deux gaules, se précipita vers le blockhaus hurlant, « Sie Komen ! ». Les premiers obus tombèrent, Charles Deux Gaulle fut enveloppé de flammes. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la dernière trace de Charles Doppelt Stange. Si quelqu'un avait bien observé à ce moment, il aurait remarqué que la petite fumée en avait rejoint une autre surgie de nulle part. Charles et France étaient à nouveau réunis montant vers le soleil dans les éclairs des explosions. C'est beau hein !
Emprunts :
« Hansel et Gretel », conte des frères Grimm ;
« Made in Normandie », chanson de Stone & Charden ;
« Le dormeur du Val », sonnet d'Arthur Rimbaud ;
« Lacombe, Lucien », film de Louis Malle avec Aurore Clément (France Horn) et Pierre Blaise (Lucien Lacombe) ;
« Né en 17 à Leidenstadt », chanson de Jean-Jacques Goldman ;
« La bande à Lucien », chanson de Renaud ;
« Le grand cirque », livre de Pierre Clostermann ;
« Le baiser de l'Hôtel de Ville », photographie de Robert Doisneau ;
« J'irais revoir la Normandie », chanson des Charlots (ex Problèmes) et parodie de la chanson de Frédéric Bérat, « Ma Normandie » ;
« Jour J » chanson de Jean-Pax Mefret ;
« Sie komen ! », livre de Paul Carell ;
« La fumée blanche », prêtée par le Pape (doit être rendue à sa mort, son successeur en aura besoin).
-
Claude Bukowski 20h48
pendant Gros chagrin
Comme le savant fou français, grosse tristesse d'avoir perdu le maître d'armes. J'aimais beaucoup son personnage dans Kaamelott, à la fois totalement irrévérencieux, et fidèle jusqu'à la mort.
En plus il avait une belle gueule !
Voir tous les commentaires
 |
Forum : Recherche
| Auteurs |
Messages |
hre mgbye
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 23/02/2004
|
Pierres qui roulent
Le 19-05-2021 11:10:41
Les plus vieux d'entre nous se souviendront que, durant les années 60, il fallait choisir son camp : Beatles ou Rolling Stones. La presse musicale les opposait férocement, même si les deux groupes étaient potes et se rendaient mutuellement hommage (ce qui est bien dommage, d'ailleurs, c'est que si ils se croisaient souvent, jouaient parfois ensemble, ils n'ont jamais enregistré officiellement ensemble, et pourtant en un titre enregistré par un supergroupe pareil, ça aurait eu de la gueule.)
Bref, quoique né après la bataille, j'ai toujours choisi mon camp : je suis fan des Beatles, j'ignore tout des Stones qui ne m'ont jamais intéressé.
Mais bon, ne souhaitant pas mourir idiot (ni mourir du tout, du moins pas avant longtemps d'ailleurs) je me dis que je pourrais peut-être découvrir des choses qui me plaisent chez les cailloux circulaires. D'où ma question :
QUEL ALBUM DES STONES ME RECOMMANDERIEZ-VOUS POUR LES DÉCOUVRIR ?
Sachant que je n'ai pas un intérêt particulier pour le rock, l'aspect brut de décoffrage, les guitare électriques et l'énergie adolescente. Fan des Beatles, quoi.
Les gens qui généralisent sont tous des cons .
|
Trocol Harum
Trodigal Stranger
Inscrit depuis le 05/10/2007
|
Re: Pierres qui roulent
Le 19-05-2021 11:16:09
Aftermath.
13°47'35.23"N - 120°38'53.13"E
(Calatagan - Philippines)
|
morphee
De bon aloi
Inscrit depuis le 17/01/2002
|
Re: Pierres qui roulent
Le 19-05-2021 15:59:38
Musicalement, pour moi y'en a deux qui se détachent : "Exile on Main Street" (1972) et "Let it bleed" (1969). C'est d'ailleurs les deux seuls du groupe que j'ai en vinyle. Leurs albums ont souvent la même formule: 3 gros titres souvent connus et… du remplissage dans un style "blues folk".
Après, comme chacun a ses goûts (et les miens sont loin d'êtres universels), je trouve que les albums "Their satanic majesties requiest" (1967, et fortement inspiré par Sgt. Pepper) et "Black and Blue" (1976) méritent une attention particulière car c'est une des rares fois où ils ont essayé d'innover, ce qui donne un résultat qui oscille entre le très bon et aux frontières du bide.
|
hre mgbye
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 23/02/2004
|
Re: Pierres qui roulent
Le 19-05-2021 18:40:12
« Their satanic majesties… » me tente assez, pour justement la réputation foutraque de la galette. Par contre, ce que tu dis de leurs albums va un peu dans le sens de l'idée préconçue que j'ai d'eux : peu d'innovation, une formule efficace mais limitée… chose qu'on ne peut pas dire des Beatles vu que chacun de leur album est non seulement bourré de pépites (avec une petite baisse vers « For sale », si on veut, et « Let it be » qui sent un peu le fond de tiroir), mais en plus marque une évolution par rapport au précédent, voir une révolution. Mais bon, mon propos ici n'est pas de ranimer la guéguerre stérile de l'époque mais de découvrir les Stones.
En tout cas j'ai quelques pistes, c'est un bon début. Faut que je demande à Rosemadder son point de vue, c'est une fan de goût !
Les gens qui généralisent sont tous des cons .
|
talking head
Dépendant
Inscrit depuis le 20/08/2007
|
Re: Pierres qui roulent
Le 19-05-2021 23:48:14
Quand tu auras bien exploré la discographie des Stones, offre-toi un plaisir délicat : le disque des Rolling Bidochons, "Sales Gueules". Les versions de "Jumping Jack Flash" ou de "Paint It, Black" valent particulièrement le détour 😂😛.
A titre personnel je considère que la meilleure période des Stones se situe entre 1973 et 1980. Plutôt que de recommander un album, je me contenterai de citer cinq titres, pas forcément archi-connus, qui pour moi représentent ce que les Stones ont fait de mieux :
- Doo Doo Doo Doo (Heartbreaker), 1973 Goats Head Soup (slide-guitar inouïe de Mick.
Taylor)
- Hey Negrita, 1976. Black and Blue (avec Billy Preston et Ollie Brown)
- She's So Cold, 1980 Emotional Rescue
- She Was Hot, 1983 Undercover
- Emotional Rescue, 1980 éponyme.
Et pense à regarder les clips, pour les quatre derniers 🙂
…/…
|
Claude Bukowski
Abrégé de Lettres
Inscrit depuis le 22/03/2006
|
Re: Pierres qui roulent
Le 20-05-2021 22:26:46
Comme Trocol, Aftermath (version UK) ; c'est le bon album pour commencer. Avec une variété de style qui va à l'encontre de l'image que tu peux avoir d'eux.
Et "Flowers" (qui reprend une grande partie des titres d'Aftermath) permet de compléter, avec quelques titres délicieux comme "Ruby tuesday" ou "Sitting on a fence".
Ensuite on peut progressivement passer à Let it bleed, Get your ya ya's out (considéré comme un des meilleurs albums live du siècle dernier)… et ensuite, on mord à l'hameçon, ou pas.
C'est vrai que pour ma part je préfère leurs albums des années 60 et tout début 70.
|
hre mgbye
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 23/02/2004
|
Re: Pierres qui roulent
Le 21-05-2021 21:18:10
Pour l'instant, j'ai écouté « Let it bleed » (parce que je suis tombé dessus en premier), effectivement ça ne ressemble pas à ce à quoi je m'attendais (je craignais 10 clones de « Satisfaction », un morceau que je n'apprécie pas particulièrement, en gros), c'est plus blues, ce qui me plait bien; je l'ai écouté en boucle une soirée en travaillant, donc pas de rejet, mais pas d'adhésion franche non plus. Je vais m'attaquer à « Aftermath ».
Quand j'étais petit, j'avais avait « Sgt Pepper's… » et « It's only rock'n'roll ». je n'ai aucun souvenir du second. C'est un bon ou pas ?
Les gens qui généralisent sont tous des cons .
|
morphee
De bon aloi
Inscrit depuis le 17/01/2002
|
Re: Pierres qui roulent
Le 22-05-2021 02:22:26
[quote=hre mgþýe] et « It's only rock'n'roll ». je n'ai aucun souvenir du second. C'est un bon ou pas ?[/quote]C'est juste du rock n' roll, et bon franchement, je n'aime que la pochette signée par un couple de dessinateurs franco-belges. Album qui marque l'usure du filon de la période Mick Taylor, qui quitte le groupe au bon moment.
Pour revenir à Let it bleed, il bénéficie à la fois d'une des meilleures intros du rock ("Gimme Shelter", maintes fois utilisée par Scorsese dans ses films) et d'un des meilleurs morceaux "outros", l'interminable "You can't always get what you want", le "Hey Jude" des Stones en quelque sorte. Mais il a aussi ses petits défauts, comme la version alternative de "Honky Tonk Woman" que je trouve un peu crade.
|
hre mgbye
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 23/02/2004
|
Re: Pierres qui roulent
Le 22-05-2021 12:35:39
Pour l'instant je suis plus accroché par « Aftermath », même si « Let it bleed » comprend pas mal de morceaux que j'aime bien, dont en particulier « You can't always get what you want » avec ses chœurs.
Sur « Aftermath », en dehors d'une impression générale positive et de pas mal de bons morceaux, je suis surpris par la délicatesse des paroles de certains morceaux comme « Stupid girl », « Under my thumb » ou « Out of time » (ces deux derniers étant à ce jour mes préférés de l'album) où ils n'y vont pas avec le dos de la cuillère pour ce qui est de la misogynie ! Autre temps, autres mœurs, mais leurs copines, elles s'en prennent plein la poire. Ça et leurs problèmes de drogue et dérapages diverses, je comprends mieux leur réputation de voyous, alors que leur musique ne traduit pas, au stade d'écoute où j'en suis, un sentiment de révolte très net. C'est vrai que chez les Beatles, à part « Run for your life », voir « Sexy Sadie », et encore, on ne trouve pas ce genre de thématique mordante.
En tout cas, je pensais le groupe beaucoup moins influencé par la soul américaine et le blues, et je suis vraiment agréablement surpris.
Les gens qui généralisent sont tous des cons .
|
Doc Frank N. Stein
Karloff whispers
Inscrit depuis le 18/12/2003
|
Re: Pierres qui roulent
Le 24-05-2021 20:40:24
Shine a light, pour en avoir un aperçu complet de leur production en live. Et l'image est de Martin Scorcese.
You don't have to be mad to work here. But it helps. (Going postal, Terry Pratchett)
|
hre mgbye
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 23/02/2004
|
Re: Pierres qui roulent
Le 26-05-2021 19:36:57
Doc : à priori non, je n'aime vraiment pas les albums en public (qui ne sont pour moi que des scories bassement mercantiles pour rentabiliser la tournée, LA exception étant « Higelin à Mogador », qui apporte vraiment quelque chose par rapport aux albums studio), et je suppose que les concert renforcent le côté « rock » des Stones, ce que je n'aime vraiment pas. Pour reprendre la définition de Morphée, moi ce que j'aime, ce ne sont pas les gros tubes, mais le remplissage blues. Donc je garderai les albums en concert pour plus tard, si je les croise.
Les gens qui généralisent sont tous des cons .
|
Doc Frank N. Stein
Karloff whispers
Inscrit depuis le 18/12/2003
|
Re: Pierres qui roulent
Le 28-05-2021 22:16:54
T'as tort ! C'est souvent, pour les groupes bien installés de sortir un vieux titre retravaillé d'une façon inattendue.
You don't have to be mad to work here. But it helps. (Going postal, Terry Pratchett)
|
Flaming Youth
Plus beth que méchant
Inscrit depuis le 07/05/2006
|
Re: Pierres qui roulent
Le 29-05-2021 20:03:48
Je dévie un peu du sujet, mais je me disais que Pierres qui roulent serait un nom sympa (quoique peu imaginatif ?) pour un programme axé sur des chansons évoquant les Stones ou des reprises (plus ou moins bidesques) de leurs titres. On a déjà Beatlesploitation pour les Fab Four/4 garçons dans le vent, une thématique similaire avec les Stones pourrait (je pense) fonctionner.
|
hre mgbye
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 23/02/2004
|
Re: Pierres qui roulent
Le 30-05-2021 14:06:09
Post par Doc Frank N. Stein :T'as tort ! C'est souvent, pour les groupes bien installés de sortir un vieux titre retravaillé d'une façon inattendue. Ouaip. C'est le cas dans Higelin à Mogador, mais je cherche en vain un autre exemple d'album qui offre cet opportunité. Le premier enregistrement en concert de Jean-Louis Murat, peut-être, que la seule critique à sa sortie qualifiait de « €œLive le plus misérable de l'histoire du rock€ », consistant quasiment uniquement en titres rares (faces B de 45 tours) retravaillés. Peut-être les exercices piano-voix, ou avec un orchestre, enfin les concerts conceptuels, quoi. Sinon, je reste sur mon opinion, c'est un exercice purement mercantile permettant de rentabiliser la tournée à peu de frais, qui n'apporte rien de nouveau, donc pour moi parfaitement dispensables. Il m'est arrivé d'en acheter, ou de les télécharger (ce n'est pas par principe que je suis contre), mais rarement de les écouter plus d'une fois.
Pour revenir aux Stones, je découvre en ce moment la période 64-70 (celle des Beatles, en gros), et j'accroche bien sur « Between the buttons » en plus de « Aftermath », et bien sur les éditions anglaises, pas les versions ricaines qui remplacent les morceaux un peu décalés par les tubes sortis en 45 tours (Satisfaction, Paint it black), pour un résultat résolument plus rock et donc résolument moins intéressant selon moi. En tout cas, je trouve que si ce qu'ils font n'est pas désagréable, ça ne supporte pas la comparaison avec les Beatles; mais comme ce que les ex-Beatles ont fait en solo, qui n'est pas comparable à ce qu'ils ont fait ensemble.
Je vais regarder s'il y a de quoi faire une thématique Stones, mais je dirais que non, ce qui prouverait que leur influence a été nettement moindre que celles des scarabées !
Les gens qui généralisent sont tous des cons .
|
Claude Bukowski
Abrégé de Lettres
Inscrit depuis le 22/03/2006
|
Re: Pierres qui roulent
Le 31-05-2021 21:24:23
Juste en passant : il semblerait qu'Aftermath ait été une source d'influence majeure pour Mano Negra (entre autres sur l'album "Puta's Fever").
Par exemple, la musique de "Roger Cageot".
Je dis ça, parce que c'est Manu Chao qui en a parlé ; je vous laisse juger par vous-mêmes.
Au moins, en ce qui concerne la consommation de substances rigolotes, on peut dire que oui, il y a une filiation.
|
hre mgbye
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 23/02/2004
|
Re: Pierres qui roulent
Le 13-06-2021 13:21:51
Bon, pour l'instant, après avoir bien exploré la « première période » (du début à « Their satanic majesties… », où il y a pas mal de bons morceaux, je me suis attaqué, plus ou moins chronologiquement, à la suite. J'avoue nettement moins accrocher, à part éventuellement un ou deux morceaux par album, d'ailleurs dans ce que François appelle « le remplissage blues folk », ou des trucs qui ont dû faire hurler les fans, du style « Miss you ».
Il n'en reste pas moins que la production de ce groupe est nettement plus intéressante que l'image que j'en avais.
En fait, la reprise de « I've been lovin' you too long » d'Otis Redding que les Stones ont fait m'ont dirigé vers Redding, et j'écoute en boucle ce que j'ai déjà de ce génie depuis, avec la ferme intention de me procurer l'ensemble de son œuvre, bien trop écourtée hélas par sa mort tragique. Rien que pour cette découverte, merci les Stones !
Mais il faut avouer que si la reprise de « I've been loving you too long » est excellente, celle de « Satisfaction » par Otis est un peu ridicule…
|
Il faut tre identifi pour participer au forum !
|
 |
|
|