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Chers petits amis, je vais vous raconter l'histoire des Aristochats que vous pourrez suivre avec moi dans votre livre d'images. Vous saurez que le moment est venu de tourner la page lorsque vous entendrez tinter cette petite clochette [Clochette]. C'est bien compris ? Et bien commençons.
Thomas O'Malley, fier de se charger de cette petite famille, promet de les aider à retrouver le chemin de leur maison. Et pour cela, il conseille à Duchesse et aux chatons de se cacher dans les buissons sur le bord de la route.
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Le texte:
Chers petits amis, je vais vous raconter l'histoire des Aristochats que vous pourrez suivre avec moi dans votre livre d'images. Vous saurez que le moment est venu de tourner la page lorsque vous entendrez tinter cette petite clochette [Clochette]. C'est bien compris ? Et bien commençons.
L'histoire que je vais vous raconter se passe en France, au tout début de ce siècle.
Madame Adélaïde de Bonnefamille est une vieille dame très gentille qui vit à Paris, dans une belle et grande demeure.
[Clochette]
Elle habite là entourée de ses chats : Duchesse, une magnifique chatte Angora, et ses trois petits : Marie qui ressemble à sa maman, Toulouse et Berlioz, deux chatons turbulents. Il y a aussi Roquefort, le petit souriceau, compagnon clandestin de jeu des chatons, Frou-Frou la jument et Edgar, le majordome très stylé. Mais comme vous allez le voir, il ne faut pas se fier aux airs polis de ce personnage.
[Clochette]
Un jour, Mme de Bonnefamille demande à l'un de ses très vieux amis, Maître Georges Hautecour, le notaire, de venir chez eux. Elle souhaite lui dicter son testament : la totalité de ses biens ira à Duchesse et à ses petits. De cette façon, ils seront pour toujours à l'abri du besoin. Après leurs morts, c'est Edgar, le maître d'hôtel, qui héritera de cette fortune. Edgar, qui a écouté aux portes, n'est pas du tout content de savoir que les chats hériteront avant lui. Il conçoit aussitôt un méchant projet pour se débarasser de Duchesse et de ses petits. Tenez, regardez-le. Que fait-il ? Il mélange au lait tiède et sucrée de nos amis une poudre blanche destinée à les faire sombrer dans un profond sommeil.
[Clochette]
[Edgar] Oh ! Bonsoir, mes chers petits. [Miaous] Le plat que vous préférez, préparé tout à fait spécialement, suprême de crème à la Edgar. Dormez bien ! Oh, je voulais dire : Mangez bien.
[Roquefort] Bonsoir, chère Duchesse. Salut les chatons.
[Les Chatons] Bienvenue Roquefort ! Salut Roquefort !
[Duchesse] Oh bonsoir monsieur Roquefort.
[Roquefort] Eh ! ça sent rudement bon chez vous. Et d'où vient ce délicat fumet ?
[Marie] Suprême de crème à la Edgar.
Et voilà comment ce soir-là Roquefort, le souriceau, Duchesse et sa petite famille s'endorment effectivement d'un profond sommeil. Edgar met les chats dans un panier qu'il transporte en cachette jusqu'à sa vieille motocyclette side-car. La machine branlante, soufflant et pétaradant, atteint bientôt les portes de la ville et s'éloigne de Paris en direction de la campagne.
[Clochette]
C'est alors qu'Edgar fait une rencontre imprévue mais salutaire pour nos amis qui dorment inconscients au fond de leur panier. Il s'agit de Napoléon et de Lafayette, deux bons chiens de ferme un peu vagabonds, qui sommeillent dans une botte de foin. Ces braves bêtes, très concenscieuses, sont persuadées que leur devoir est d'arrêter tous les véhicules à moteur qu'ils jugent trop bruyants. Et le hasard veut que la moto d'Edgar passe auprès d'eux.
[Napoléon] Lafayette ! Hé, Lafayette !
[Lafayette] Oui oui, je suis là .
[Napoléon] Ecoute ! J'entends un bruit de roue.
[Lafayette] Bon ! Sonnons la charge.
[Napoléon] Arrête, Trompette. C'est moi qui suis le chef. C'est moi qui décide quand on y va. Alors on y va ! Chargez !
[Aboiements]
Comme deux diables, ils bondissent devant Edgar ahuri. La motocyclette dans une terrible embardée quitte la route. Le side-car se détache et le panier tombe dans un ravin. Edgar, affolé, décide de faire demi-tour et de regagner Paris. Pendant un long moment, il entend les chiens qui le poursuivent.
[Clochette]
Quand Duchesse se réveille, elle est très surprise de se retrouver toute seule à la campagne. Soudain un orage éclate.
[Duchesse] Où suis-je ? Mon Dieu. Chers petits, où êtes-vous ? Répondez-moi, Berlioz, Toulouse, Marie, où êtes-vous ?
[Marie] Moi, je suis là , Maman.
[Berlioz] J'arrive, Maman. J'ai froid et je suis tout mouillé.
[Toulouse] J'ai fait un drôle de rêve cette nuit. Edgar était avec nous. On roulait et on sautait et on rebondissait tous.
[Duchesse] Oh ! Le ciel soit loué, vous n'avez pas mal.
Les chats se réfugient dans le panier et s'endorment.
A Paris, le bruit de l'orage réveille Madame de Bonnefamille. Elle se lève pour voir si les chats n'ont pas peur. Elle veut les rassurer. Mais elle est désespérée sitôt qu'elle s'aperçoit que les petits lits sont vides. Fébrilement elle fait des recherches dans toute la maison, mais en vain.
[Clochette]
Courageusement Duchesse et ses chatons décident de se mettre en route pour essayer de retrouver leur demeure. Chemin faisant ils rencontrent Thomas O'Malley, un chat de gouttière errant sans but, à l'aventure.
[O'Malley] Et comment c'est votre nom, ma belle ?
[Duchesse] Je m'appelle Duchesse.
[O'Malley] Duchesse ! C'est charmant, adorable. Et quels yeux ! Alors qu'est-ce qui ne tourne pas rond, Altesse ?
[Duchesse] Voilà . Il est de la plus haute importance que je regagne Paris. Auriez-vous l'amabilité de m'indiquer quel est le chemin le plus court ?
Thomas O'Malley, fier de se charger de cette petite famille, promet de les aider à retrouver le chemin de leur maison. Et pour cela, il conseille à Duchesse et aux chatons de se cacher dans les buissons sur le bord de la route.
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